38 rue Beaujon
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Risques

Risques opératoires

Cette fiche a un caractère informatif et ne décharge en aucune manière le médecin de ses responsabilités. La décision de vous faire opérer doit être prise en toute connaissance de cause. La consultation sert à vous informer, à répondre à vos interrogations et à vous avertir de risques même exceptionnels. L'intervention chirurgicale sera réalisée dans un bloc opératoire agréé par la DRASS en clinique privée conventionnée par la Sécurité Sociale.

Symétrie :

La symétrie n’est pas un état naturel et, même s’il vous paraît symétrique, votre corps ne l’est pas non plus (la moitié droite de votre corps n’est pas superposable à la moitié gauche).

Ces différences sont parfois minimes (un sein un peu plus volumineux ou un peu plus haut, un œil un peu plus grand, un nez un peu dévié, etc….) et peuvent ne pas être remarquées par la personne elle-même.

Aussi, le patient doit-il accepter soit qu’une différence pré existante ne puisse pas être totalement corrigée par l’intervention soit que l’intervention, même bien réalisée, puisse entraîner une asymétrie modérée.

Cicatrice :

Elle est la trace ineffaçable de toute plaie, d’une griffure de chat à une intervention chirurgicale. Son évolution globale est stéréotypée mais dépend surtout de votre âge, de votre couleur de peau, de vos antécédents (diabète, obésité, etc…) et de vos habitudes de vie (tabagisme, exposition solaire, etc…).

Normalement, une cicatrice est rouge, épaisse, prurigineuse (elle gratte) parfois douloureuse dans les premières semaines après l’intervention (jusqu’à trois mois en moyenne). Ensuite, la réaction inflammatoire liée à la cicatrisation s’estompe et l’aspect définitif de la cicatrice est obtenu en dix huit mois environ.

Dans certains cas la cicatrice reste rouge et/ou boursouflée, il s’agit le plus souvent d’une cicatrice "hypertrophique" plus rarement "chéloïde" (plus fréquente sur les peaux noires). Cette réaction de "cicatrisation excessive" peut survenir de façon imprévisible (même si vous avez d’autres cicatrices "normales") et nécessiter un traitement particulier.

Cicatrisation :

Elle concerne les phénomènes de réparation de tous les tissus qui sont concernés par l’intervention (peau, muscle, graisse, glande mammaire, nerfs, etc…).

Elle s’effectue le plus souvent entre 2 et 4 semaines (jusqu’à 18 mois pour les nerfs). Elle dépend de votre âge, de vos antécédents (diabète, obésité, etc…) et de vos habitudes de vie (tabagisme, exposition solaire, etc…).

Un défaut de cicatrisation peut parfois conduire à une nécrose ou une réouverture de la cicatrice dont le traitement nécessitera souvent des soins infirmiers voire un traitement chirurgical particulier.

Saignement post-opératoire :

Il est quasi-systématique et entraîne des traces de sang sur le pansement et des ecchymoses (bleus) sur la peau pendant 1 à 2 semaines. Il peut parfois provoquer un hématome (poche de sang accumulé dans la zone opérée) qui se traduit par un gonflement et une douleur plus importante d’un côté (lorsque l’intervention concerne les seins par exemple).

Il est alors parfois nécessaire de pratiquer une nouvelle intervention (sans cicatrice supplémentaire) pour évacuer l’hématome et en contrôler la cause (le plus souvent, il s’agit d’un petit vaisseau sanguin déjà coagulé lors de l’intervention et qui s’est remis à saigner lors d’un effort de toux, de vomissement, une envie d’uriner, etc…).

En cas de saignement important, une transfusion peut exceptionnellement s’avérer nécessaire.

Infection :

L’organisme comporte plus de bactéries sur la peau ou l’intérieur du tube digestif que de cellules. Aussi, la contamination d’une plaie, d’une cicatrice ou d’un orifice de drainage est-elle le plus souvent sans gravité. Dans la majorité des cas, des soins infirmiers éventuellement associés à une antibiothérapie permettent la cicatrisation en quelques jours.

Elle est rarement grave avec retentissement sur l’état général et/ou local et peut être la conséquence d’une nécrose cutanée. Elle peut dans ce cas entraîner une ou plusieurs interventions.

Dans le cas particulier d’une intervention avec pose d’une prothèse, l’infection pourra nécessiter l’ablation de celle-ci et interdire une nouvelle intervention sans risque pendant environ 3 à 6 mois.

Troubles de la sensibilité :

Ils sont presque systématiques autour de la zone opérée et disparaissent progressivement en quelques mois. Il peut parfois persister des zones insensibles ou moins sensibles, notamment près de la cicatrice. Le tabac limite la récupération de la sensibilité.

Risques graves :

Les bonnes pratiques médicales limitent la plupart de ces risques mais ne les suppriment pas. Certains restent imprévisibles et peuvent mettre exceptionnellement en jeu le pronostic vital ou fonctionnel (phlébite, embolie, paralysie, cécité, septicémie …).

L’anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront détaillées et expliquées par l’anesthésiste en consultation pré-opératoire.

Cas particulier des prothèses mammaires :

Les prothèses sont constituées d’une enveloppe souple en polymère de silicone remplie soit de gel de silicone soit de sérum physiologique. Ces enveloppes sont inertes, ne provoquent aucune maladie générale et permettent le dépistage normal du cancer du sein.

Les prothèses ne nécessitent pas de changement systématique tous les dix ans mais uniquement lorsqu’un examen radiologique a démontré une perforation de l’enveloppe.

Selon sa localisation, la prothèse peut parfois être palpable voire laisser apparaître un aspect de "vagues". La coque est une réaction normale de l’organisme autour de la prothèse. Cependant, une rétraction progressive anormale de cette capsule peut survenir et entrainer une déformation, parfois douloureuse, d’un ou des deux seins. Cette rétraction capsulaire n’est pas dangereuse pour la patiente mais peut nécessiter une ou plusieurs interventions chirurgicales supplémentaires (changement de la prothèse voire ablation définitive).

Intervention en plusieurs temps, finitions et retouches :

Certaines interventions (reconstruction mammaire ou traitement des brûlures par exemple) nécessitent plusieurs temps opératoires qui vous seront détaillés lors de la consultation.

Le résultat d’une intervention ne peut être prévu de manière absolue car la cicatrisation propre à chaque individu entraîne une variation de résultat. Des interventions complémentaires de finitions ou des retouches sont parfois nécessaires.

Tabagisme :

La consommation de tabac augmente les risques pré-opératoires liés à l’anesthésie et post-opératoires liés à la cicatrisation.

Il vous sera toujours demandé de cesser de fumer au minimum 6 semaines avant et après l’intervention afin de revenir au niveau de risque théorique d’un individu non fumeur.

Le principal risque est le retard de cicatrisation voire la nécrose (perte d’une partie plus ou moins importante de peau, graisse, muscle ou encore glande mammaire, voire une association de ces différents tissus dans la zone opérée) qui peut dégrader sévèrement la qualité esthétique du résultat de votre intervention.